fabricatio

 bélisle_marie 

{ manière de faire }

 fabricatio

 bélisle_marie 

{ manière de faire }

fabricatio_07

fabricatio_07

Écrire, serait-ce donc phagocyter le réel, profiter, au sens le moins noble du terme, des amours et des morts qui nous emportent hors de nous-mêmes ?

fabricatio_06

fabricatio_06

Avec un a priori disons théorique, voire politique, j’ai toujours refusé l’autobiographie.

fabricatio_05

fabricatio_05

Il y a toujours plus d’idées que d’objets. Après, lorsqu’une idée devient objet, il arrive que l’objet la dépasse.

fabricatio_04

fabricatio_04

Un jour, j’ai choisi d’abandonner le vers. J’ai choisi la phrase, j’ai choisi la syntaxe et la ponctuation (ou son absence).

fabricatio_03

fabricatio_03

Naguère, je faisais des poèmes. Maintenant, je fais des livres. L’idée d’un objet cohérent, construit, précède l’écriture.

fabricatio_02

fabricatio_02

L’explication, voire la démonstration, est désormais indissociable du projet d’écriture.

fabricatio_01

fabricatio_01

Vouloir toujours inventer quelque chose : une phrase, une forme, une idée, ou un ersatz de soi-même.

000

Comment ça se fabrique ?
Comment ça s’invente ?
D’où ça vient ?
Et où ça va (en autant que ça aille quelque part) ?

Au fil des jours et des années, depuis celles, lointaines, où j’abordais ces questions sur le mode universitaire, la fabrique de l’écriture est, en soi, un objet d’écriture. Que ce soit d’un point de vue général (générique?) ou à l’égard d’un projet spécifique, la réflexion sur les enjeux et les méthodes, les prétentions et les doutes, la matière et la manière m’apparait comme un essentiel reflet de ce que j’appellerai, faute de mieux, la fiction.

Cette fabricatio – manière de faire – se déroule donc comme une production théorique, disons, en parallèle, en contrepoint, ou, plutôt, en contre-champ de ce que j’appellerai, faute de mieux, ma production poétique.

Et il faudra bien, un jour, que je m’interroge sur cette tentation répétée de recourir au latin lorsque j’invente un titre…

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Comment ça se fabrique ?
Comment ça s’invente ?
D’où ça vient ?
Et où ça va (en autant que ça aille quelque part) ?

Au fil des jours et des années, depuis celles, lointaines, où j’abordais ces questions sur le mode universitaire, la fabrique de l’écriture est, en soi, un objet d’écriture. Que ce soit d’un point de vue général (générique?) ou à l’égard d’un projet spécifique, la réflexion sur les enjeux et les méthodes, les prétentions et les doutes, la matière et la manière m’apparait comme un essentiel reflet de ce que j’appellerai, faute de mieux, la fiction.

Cette fabricatio – manière de faire – se déroule donc comme une production théorique, disons, en parallèle, en contrepoint, ou, plutôt, en contre-champ de ce que j’appellerai, faute de mieux, ma production poétique.

Et il faudra bien, un jour, que je m’interroge sur cette tentation répétée de recourir au latin lorsque j’invente un titre…

fabricatio_07

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Écrire, serait-ce donc phagocyter le réel, profiter, au sens le moins noble du terme, des amours et des morts qui nous emportent hors de nous-mêmes ?

fabricatio_06

fabricatio_06

Avec un a priori disons théorique, voire politique, j’ai toujours refusé l’autobiographie.

fabricatio_05

fabricatio_05

Il y a toujours plus d’idées que d’objets. Après, lorsqu’une idée devient objet, il arrive que l’objet la dépasse.

fabricatio_04

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Un jour, j’ai choisi d’abandonner le vers. J’ai choisi la phrase, j’ai choisi la syntaxe et la ponctuation (ou son absence).

fabricatio_03

fabricatio_03

Naguère, je faisais des poèmes. Maintenant, je fais des livres. L’idée d’un objet cohérent, construit, précède l’écriture.

fabricatio_02

fabricatio_02

L’explication, voire la démonstration, est désormais indissociable du projet d’écriture.

fabricatio_01

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Vouloir toujours inventer quelque chose : une phrase, une forme, une idée, ou un ersatz de soi-même.