fabricatio

fabricatio 11

Je lis L’image fantôme d’Hervé Guibert, qui raconte une photographie qui n’a jamais existé autrement que par ce texte. Et je m’interroge soudain sur toutes les photographies que j’ai prises.

fabricatio 10

Dans une lettre à un ami, je parle de l’idée d’un projet nouveau, qui s’intitulerait Deleatur, à partir de photographies, là aussi. Des images dont je gommerais d’une façon ou d’une autre un élément signifiant, qui se trouverait déporté dans le texte.

fabricatio 09

Avoir envie de façon de plus en plus pressante, prégnante, de travailler sur, à partir de, avec la photo.

fabricatio 08

Si tant est qu’on puisse parler de l’écriture comme d’un art, sa finalité (ou son moyen) est bien de s’affranchir, comme tous les autres arts, de la dictature de la représentation.

fabricatio 07

Écrire, serait-ce donc phagocyter le réel, profiter, au sens le moins noble du terme, des amours et des morts qui nous emportent hors de nous-mêmes ?

12

Il n’y a pas de message. Nulle thèse, nul programme à défendre ou à vendre. L’écriture, ici, n’est pas soumise aux impératifs du sens commun. Elle ne répond qu’aux règles du sens. Elle étale ses lettres et ses phrases comme une musique. J’ai discuté, il y a longtemps, de ces questions d’art engagé, auquel d’aucuns opposaient l’art bourgeois. C’était au temps des luttes et des fracas. Et je pensais comme aujourd’hui, que l’engagement de l’artiste, dans sa vie triviale, disons, ne conduisait pas (ou pas nécessairement) à l’engagement de son art. Il n’y a pas de message : des images seulement, où la lectrice lit ce qu’elle veut y lire.

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Il n’y a pas de message. Nulle thèse, nul programme à défendre ou à vendre. L’écriture, ici, n’est pas soumise aux impératifs du sens commun. Elle ne répond qu’aux règles du sens. Elle étale ses lettres et ses phrases comme une musique. J’ai discuté, il y a longtemps, de ces questions d’art engagé, auquel d’aucuns opposaient l’art bourgeois. C’était au temps des luttes et des fracas. Et je pensais comme aujourd’hui, que l’engagement de l’artiste, dans sa vie triviale, disons, ne conduisait pas (ou pas nécessairement) à l’engagement de son art. Il n’y a pas de message : des images seulement, où la lectrice lit ce qu’elle veut y lire.