tabula rasa 052

Le premier jour de mai répète son discours. On ne voit pas la place où battent les tambours et chante le muguet. Seul le vent porte encore des illusions de rouge, des nostalgies de gloire. Tant de nuits ont éteint les grands soirs, tant de brouillards ont fermé les frontières. Même les Alpes cachent leurs sommets dans l’image.

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© 2018 bélisle marie