fabricatio 005

Avec un a priori disons théorique, voire politique, j’ai toujours refusé l’autobiographie. Pourtant, je dois bien reconnaître que ce refus tenait davantage du déni que de la réalité de l’écriture. Soyons honnêtes, enfin : je pourrais associer un nom, un lieu, un geste, une jouissance ou une peine à chaque texte que j’ai écrit. La mémoire qui s’imprécise avec le temps peut seule me prendre en défaut. Et force m’est de constater que si je puis inventer des formes (avec la prétention de le faire avec un relatif talent), je suis bien incapable d’inventer une histoire. J’écris donc la mienne.

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© 2017 bélisle marie