bélisle_marie

 écritures_images 

{ littéralement et littérairement in-finies }

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 à_la_une

un_mimétisme

Lorsque je relis les fictions d’Immortalités en une lecture continue, je constate que j’utilise une forme différente de celle des mes autres productions récentes.

chambre_04

Nous avions l’âge de dormir presque à même le sol, l’âge de n’avoir pas de rideaux aux fenêtres et de couvrir les murs d’affiches.

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Entre le lit et le fleuve – la mer, dit-on là-bas – il y a vingt pas, vingt-cinq peut-être quand la nuit nous rend moins hardis.

Une tablette numérique est posée sur une table. Devant l’écran, un clavier. Derrière l’écran, une table et son décor. Il s’agit donc de photographier cette table, puis d’écrire, à partir de cette matière première visuelle.

Une tablette numérique est posée sur une table. Devant l’écran, un clavier. Derrière l’écran, une table et son décor. Il s’agit donc de photographier cette table, puis d’écrire, à partir de cette matière première visuelle.

Arriverai-je à me souvenir de chacune des chambres où j’ai séjourné ? Et par quelle chambre commencer ? Une chambre de l’enfance ? Une chambre de joie ou une chambre de tristesse ? Une chambre d’amour ou une chambre de solitude ? Et cela importe-t-il ? Peut-on ordonner (à) la mémoire comme s’il s’agissait d’un jeu de cartes dont on devrait sérier les enseignes et les figures ?

Arriverai-je à me souvenir de chacune des chambres où j’ai séjourné ? Et par quelle chambre commencer ? Une chambre de l’enfance ? Une chambre de joie ou une chambre de tristesse ? Une chambre d’amour ou une chambre de solitude ? Et cela importe-t-il ? Peut-on ordonner (à) la mémoire comme s’il s’agissait d’un jeu de cartes dont on devrait sérier les enseignes et les figures ?

En juillet 2014, j’ai trouvé sur une brocante un négatif sur verre datant du début du siècle dernier. J’ai numérisé le négatif et tiré le positif. La personne, là, se révélait, attendant qu’on écrive son histoire. Dès lors, l’idée s’imposait d’une série de portraits d’inconnus oubliés trouvant dans la fiction une imprévisible immortalité.

 immortalités

En juillet 2014, j’ai trouvé sur une brocante un négatif sur verre datant du début du siècle dernier. J’ai numérisé le négatif et tiré le positif. La personne, là, se révélait, attendant qu’on écrive son histoire. Dès lors, l’idée s’imposait d’une série de portraits d’inconnus oubliés trouvant dans la fiction une imprévisible immortalité.

Comment ça se fabrique ? Comment ça s’invente ? D’où ça vient ? Et où ça va (en autant que ça aille quelque part) ? La réflexion sur les enjeux et les méthodes, les prétentions et les doutes, la matière et la manière m’apparait comme un essentiel reflet de ce que j’appellerai, faute de mieux, la fiction. La fabrique de l’écriture est, en soi, un objet d’écriture.

Comment ça se fabrique ? Comment ça s’invente ? D’où ça vient ? Et où ça va (en autant que ça aille quelque part) ? La réflexion sur les enjeux et les méthodes, les prétentions et les doutes, la matière et la manière m’apparait comme un essentiel reflet de ce que j’appellerai, faute de mieux, la fiction. La fabrique de l’écriture est, en soi, un objet d’écriture.

Marie Bélisle poursuit depuis de nombreuses années une démarche de production artistique multidisciplinaire : écriture, arts visuels et médiatiques, design graphique et bijoux.